L’IA ne tue pas les emplois : elle alimente une ère new-collar de talents hybrides
Selon LinkedIn et son 2025 Labor Market Report, l’intelligence artificielle ne détruit pas les emplois, elle redessine le marché du travail en créant plus d’un million de new-collar jobs mêlant compétences techniques et talents humains. Plutôt que de supprimer des postes, l’IA favorise l’émergence de nouvelles carrières, de créateurs de contenu et de dirigeants AI— avec besoin croissant de formation, de stratégie et de créativité humaine.
Introduction
Dans le débat actuel sur l’impact de l’intelligence artificielle sur l’emploi, une affirmation revient souvent : l’IA va “tuer” les jobs. Mais les données récentes de LinkedIn montrent une réalité plus nuancée. L’outil d’analyse du marché du travail de la plateforme révèle que l’IA ne supprime pas massivement les postes, mais alimente l’apparition de nouvelles catégories d’emploi — ce que la plateforme appelle l’ère new-collar. Cette transformation redéfinit les attentes des talents et les stratégies des organisations à l’ère digitale.
1. Qu’est-ce que l’ère new-collar ?
Le rapport 2025 Labor Market Report de LinkedIn met en lumière une croissance remarquable de plus de 1,3 million de postes liés à l’IA dans le monde, et notamment de rôles techniques nouveaux comme ingénieurs IA ou spécialistes des centres de données. Ces emplois ne nécessitent pas toujours des diplômes traditionnels mais exigent un mélange de compétences techniques et humaines : pensée critique, créativité, adaptabilité et collaboration. L’essor des rôles de “Head of AI” signale également une migration vers des fonctions stratégiques internes intégrées aux organisations.
2. Chômage, création de carrières et préparation des talents
Même si l’embauche globale reste ralentie depuis la pandémie, LinkedIn observe que le ralentissement n’est pas principalement dû à l’IA elle-même, mais plutôt à des facteurs macroéconomiques — incertitudes, politiques monétaires et marchés du travail fragmentés. Dans ce contexte, l’IA agit comme un catalyseur de nouvelles opportunités professionnelles, tout en augmentant les besoins en formation continue. Par exemple, LinkedIn Learning voit ses utilisateurs développer des compétences IA jusqu’à 3,4 fois plus vite que ceux sans accès à la plateforme.
3. La montée des créateurs et des fondateurs
Un autre aspect frappant du rapport est l’essor des métiers de créateur de contenu et d’entrepreneuriat. Les inscriptions de termes comme “creator” ont augmenté de près de 90 % sur les profils LinkedIn entre 2021 et 2025, tandis que le terme “founder” a crû de 60 %. Cela illustre une évolution du marché du travail où les individus construisent des carrières plus autonomes, souvent hors des structures traditionnelles, combinant création, influence et compétences techniques.
4. Ce que cela signifie pour les décideurs et les candidats
Pour les leaders d’entreprise, le message est clair : ne considérer l’IA que comme un facteur de suppression d’emploi serait une erreur d’analyse stratégique. Il faut plutôt intégrer l’IA comme un levier d’accélération des compétences, en priorisant la montée en capacités internes, les parcours de formation personnalisés et l’identification des talents hybrides. Pour les candidats, la recommandation de LinkedIn est de se former aux compétences IA, tout en cultivant leurs forces humaines — créativité, jugement, storytelling et compréhension des contextes métier, car ce sont ces attributs qui feront la différence dans la nouvelle économie du travail.
Conclusion
L’ère new-collar ne signifie pas la disparition des emplois, mais une réinvention du marché du travail où l’IA et l’humain co-existent et co-créent de la valeur. Là où certains y voient une menace, LinkedIn identifie une opportunité d’extension des métiers et de montée en compétences. L’avenir du travail n’est pas sombre : il est hybride, dynamique et fondé sur l’adaptabilité.
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